De  Quito à Cali

De Quito à Cali

25 mars 2019 1 Par Émilie & Olivier

Quito, capitale de l’Equateur

L’avion des Galapagos atterrit à Quito, capitale de l’Equateur. Il fait froid et gris, sacré changement d’ambiance après le ciel bleu azur et les 32 degrés des Galapagos ! 

Amador, notre hôte de la Casa de las Culturas San Marcos, nous attend à l’aéroport. Sur la route, il nous explique l’Equateur et sa capitale Quito, son chocolat d’exception, son climat particulier, la variété de ses paysages. Il en parle avec passion, exprimant la volonté de développer le tourisme dans son pays.

Nous sommes accueillis comme des rois dans notre chambre d’hôte !

Ulysse en compagnie de Milagros
Notre chambre d’hôte est une maison coloniale dans le centre ville historique, avec des peintures au mur pour un supplément d’âme.

Mamie (la maman d’Olivier) est avec nous pour encore quelques jours, le temps de visiter Quito.

Nous déambulons dans le centre historique et ses quartier coloniaux. C’est une très belle architecture pour une histoire terrible : la destruction de cultures ancestrales et la mort de nombreux autochtones par les armes ou par l’importation de maladies nouvelles pour les indigènes.

Nous allons prendre un cours de géographie à Mitad del mundo, un lieu pour symboliser le passage de la ligne équatoriale (latitude 0 !)

Positionnés sur la ligne équatoriale, certains ont la tête dans l’hémisphère Nord, d’autres dans l’hémisphère Sud !!

Nous en profitons pour visiter le musée du chocolat, les enfants se passionnent pour la fabrication, les adultes préfèrent vérifier la qualité du chocolat (on confirme, le chocolat d’Equateur est excellent !)

Transformation de la fève torréfiée en poudre de cacao !
Olivier se sacrifie pour tester les pâtisseries chocolatées…

C’était une belle journée d’au revoir avec Mamie.

Passage en Colombie

Nous quittons notre famille d’adoption pour rejoindre la frontière colombienne. Benjamin Franck nous fait un concert d’Adieu. Superbe !

 Ce sont 5 h de bus qui nous attendent. Mais un bus avec wifi ! Quel luxe !

Le trajet est un peu morne car il pleut tout le long. Nous traversons très certainement de sublimes paysages, mais sous des trombes d’eau c’est moins séduisant !

Les enfants font le pari que les nuages n’ayant pas de passeport, ils ne pourront pas passer la frontière ! Pari perdu : il pleut toujours et il fait aussi froid de l’autre côté…

A la frontière, de grandes tentes de la Croix Rouge Colombienne et Allemande sont dressées. Elles sont là pour protéger de la pluie des centaines de vénézuéliens ayant fui leur pays à la recherche d’un avenir meilleur.

Il y a beaucoup de femmes seules avec leurs enfants. Elles rejoignent leurs conjoints qui ont réussi à trouver du travail au Pérou ou ailleurs. Mais le chemin est long et certaines se sont fait voler argent et bagages à peine arrivées en Colombie… 

Il y a 15 ans nous étions au Venezuela et nous avons en mémoire l’incroyable gentillesse de ses habitants et les paysages superbes. La situation actuelle du pays nous révolte ! Quelle aberration qu’un pays si riche soit plongé dans la misère et l’insécurité…

A Ipiales nous faisons une excursion au sanctuaire Notre Dame de las Lajas, lieu d’apparition de la vierge Marie à une petite fille. Le sanctuaire a été construit dans un étroit cañon, impressionnant !

Nous repartons d’Ipiales en bus pour rejoindre Cali. la route est terrible et les conducteurs encore pires : ils doublent sans arrêt, même sans aucune visibilité.
Aucun problème pour doubler dans les virages ou sur les bords d’un précipice !
Les 10 heures de minibus se transforment en 13h… Consolation : nous avons retrouvé le Soleil et nous pouvons admirer les paysages.

A Cali, nous louons une voiture pour être plus libres dans nos déplacements et être plus maîtres de notre destinée. L’immersion colombienne peut enfin commencer !